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I'm flying toward the moon

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Mercredi (29/03/06)

C'est ta chimère

Un homme marche dans la rue. Il ne sait pas où il va, il marche au hasard, il s'en moque un peu de toute manière. Il met juste un pas devant l'autre et essaye de ne pas réfléchir. Une jolie fille passe devant lui Boulevard Saint Michel, il relève la tête, la regarde se déhancher gracieusement à quelques mètres. Il aimerait pouvoir la toucher, lui parler, sentir ses lèvres. Lui parler est secondaire se dit-il tout à coup en souriant. La fine silhouette s'éloigne, s'évanouit dans la foule, happée par la masse.

Le printemps revient. L'homme décide de se rendre jusqu'au Jardin du Luxembourg, il n'en est plus très loin après tout, et c'est mieux que de rentrer chez soi. Il y a une exposition sur le grilles du parc, noir et blanc, en couleurs, d'ici, d'ailleurs, d'autrefois, d'aujourd'hui. Il note qu'il n'y a rien de demain, que demain, personne ne sait encore à quoi cela ressemblera, si toutes les photos seront vertes ou bien bleu azur. Une gamine pleure. Sa mère la tire par la main. Elle n'est pas très jolie la bonne femme avec ses sourcils froncés et son air sévère. Elle porte un tailleur trop serré, gris souris, un peu comme ses cheveux. Si elle faisait un effort elle ne serait pas mal, pas aussi bien que la demoiselle du boulevard, mais elle n'a plus vingt ans. La gamine a reçu une gifle, elle crie de plus belle, les joues écarlates, les yeux plissés de rage impuissante.

L'homme entre dans le jardin. Il y a des flics devant le Sénat, ils veillent à ce qu'aucune jeune fille ne pose un pied sur la pelouse. Il repense au jour où un quidam s'était baigné dans la fontaine sous leurs yeux sans qu'ils ne fassent rien. C'est vrai que les jeunes filles sont plus amusantes à agresser. Surtout quand elles sont jolies. Comme celle du boulevard songe-t-il à nouveau, une vraie beauté, une déesse, c'est pour de telles femmes que certains meurent. Il aurait aimé être un héros rien que pour cela, être adoré d'une divinité et la sauver en retour, voir déifier son amour par les médias en première page....

L'heure trottine sur l'horloge du sénat, il est temps de rentrer, mais l'homme n'a pas envie, il n'y a rien à faire chez lui, s'il n'était pas aussi détraqué, il aurait une femme comme tout le monde mais non, il a fallu qu'il fasse le con avec Isabelle. Balancée par la fenêtre dans les vapeurs de vodka. "Défenèstrée" s'exclamait l'avocat de la mégère, sa mère. Cinq ans de prison ferme, trois ans suivi par un psychiatre, un retour en prison pour insultes et violences à un représentant des forces de l'ordre. Et le revoici sur le devant de la scène, un travail minable, une chambre de bonne louée dans les bas quartiers. Pas si mal. Et cette joli fille qu'il n'arrive pas à oublier. Juste croisée, à peine aperçue, pas même embrassée....

L'homme s'en va, il s'éjecte de son banc, approche le premier tabac et y achète un paquet de cigarette "Fumer tue"... "Jolie marque ironise-t-il, ça donne envie de continuer ne serait-ce que pour les emmerder... Mais c'est qui "ils" ? Personne, personne, c'est ta chimère, c'est mon coeur, c'est celui qui a tué Isabelle aussi, on devrait le tuer lui, mais ce n'est pas moi, c'est un autre, celui qui a trop bu, celui qui fume trop, qui n'aime pas travailler, qui aurait voulu la dévorer, la belle, la belle du boulevard...

Ecrit par parasitemort, à 21:08 dans la rubrique "Nouvelles" - Mise à jour : Mercredi 23 Mai 2007, 22:14.

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Mercredi (18/01/06)

Just for gold

L'homme alluma sa cigarette. Il la porta à ses lèvres , puis rejeta la fumée avec nonchalance. Ses yeux pareils à ceux d'un chat fixaient un point un peu lointain sur la route de campagne où il se trouvait depuis près d'une heure, faisant les cent pas pour ne pas mourir gelé. Sa voiture était garée au bord d'un talus en contrebas, à une dizaine de mètres, invisible depuis la chaussée. Il joua un instant avec son briquet, le faisant passer entre ses doigts avec un plaisir amusé. Alors qu'un sourire se dessinait sur ses lèvres, il entendit un bruit de moteur approchant. Retenant sa respiration, l'homme attendit que le véhicule entre dans son champs de vision, apercevant enfiin une vieille voiture grise, tachée de boue, il soupira et la regarda passer devant lui.

Ayant achevé sa cigarette, il l'écrasa sur le sol avec son pied, puis inquiété par une tache sur son impeccable chaussure noire, se pencha et passa son doigt sur le bout de son soulier avec attention. Finalement satisfait, il se redressa et frotta ses mains l'une contre l'autre. Il lutta ainsi contre le froid pendant plurieurs minutes puis se décida à sortir de la poche intérieure de son manteau une paire de gant en cuir. Il les mit avec minutie et referma uns à uns les boutons de la lourde veste. Il se sentait enfin présentable et prêt pour sa rencontre de l'après midi. Souriant à la pensée qu'il devait avoir plus d'une heure d'avance pour son rendez vous, il recoiffa d'un geste de la main ses cheveux en bataille.

Enfin il entendit de nouveau une voiture se dirigeant dans sa direction. Une belle mercedes blanche arriva en trombe, d'un pas nonchalant l'homme se campa au milieu de la route puis lui fit signe. Le véhicule s'arrêta. A son volant une femme très belle, au visage fin orné de grands yeux bleus, le salua amicalement puis lui demanda ce qu'il se passait. Avec un sourire charmeur il répondit à son salut puis sortit de sa poche le petit objet noir un peu pesant qu'il gardait toujours à ses côtés. Il le souleva à hauteur de la tempe de sa compagne qui eut un cri d'effroi, il appuya sur la détente et une balle partit avec un bruit éclatant se ficher dans le crâne de sa victime.

L'assassin rangea son revolver, ouvrit la portière et se saisit du sac à main posé à côté du tableau de bord. Il fouilla à l'intérieur et en retira un porte feuille dont il observa le contenu. Il regarda la photo de la femme sur sa carte d'identité et lu son nom "Laura De Montejoie". Reposant le porte feuille, il poursuivit ses recherches et  trouva quelques papiers, après avoir survolé ce qu'il y était écrit, il les prit et sortit de la voiture. L'homme arrangea sa tenue, remettant son col droit, resserrant sa cravate noire au dessus de sa chemise d'un blanc parfait. Il rejoignit son propore véhicule, une vieille citroën sombre et alluma le contact.

Il démarra et roula vers le sud en prenant garde de respecter les limitations de vitesse. Arrivé à un vieil entrepôt désaffecté, il ralentit puis se gara. Il attendit quelques minutes avant d'ouvrir la portière et de sortir. Rassemblant ses esprits, il hésita un instant, Il saisit une cigarette et l'alluma. Il se plut à observer la voiture s'emplir peu à peu de fumée. Puis lorsque l'air devint presque irrespirable, il se décida à s'en aller.

L'assassin marcha jusqu'à l'immense porte du bâtiment et se faufila à l'intérieur. Un homme d'âge mûr l'y attendait, portant un complet gris foncé, la coiffure impeccable. 

"Je t'attendais. Tu l'as ?

- Oui.

-Ca a été dur ?

- Non.

- La demoiselle aurait dû se méfier. Donne les moi.

-L'argent ?

- Il est dans la mallette. Tu peux compter si tu veux.

- C'est bon."

Il se saisit de la serviette que lui désignait son patron, l'ouvrit et y jeta un coup d'oeil. Rassuré, il la referma avec soin puis sortit les papiers volés et les donna à son chef. Il s'apprêta à sortir mais alors qu'il se trouvait sur le seuil, il entendit l'autre demander :

"Au fait, ton mariage avec cette fille, ça avance ?"

L'homme ne se retourna pas et répondit d'une voix paisible.

" C'est annulé.

- Ah ? Dommage.

- Oui."

Il referma la lourde porte et tourna les talons. Avançant jusqu'à la voiture, il sentit les larmes lui monter aux yeux. Serrant la mallette pleine de billets contre lui, il tenta de se contenir, ce qui le fit trembler de nervosité. Il ouvrit le coffre et y jeta la petite valise, puis il se dirigea à l'avant de la voiture. La main sur la poignée il stoppa net, tournant sa tête vers le ciel, il sentit  la pluie glisser sur son visage, se mêlant à ses larmes.

"Excuse-moi..."

L'homme balaya les gouttes sur ses joues et ses yeux, il aperçut alors la gourmette à son poignet. Pris d'un terrible sursaut, il l'arracha et la jeta au loin. Se ressaisissant peu à peu, il retrouva sa respiration normale, monta dans la voiture et tourna la clé de contact. La voiture démarra en trombe.

Quelques jours plus tard, dans un buisson, un enfant de dix ans qui jouait avec ses amis aux alentours d'un vieil entrepôt trouva un bracelet en argent sur lequel était gravé les mots "A Alexeï, amoureusement, L.d.M".

Ecrit par parasitemort, à 17:57 dans la rubrique "Nouvelles" - Mise à jour : Mercredi 23 Mai 2007, 22:23.

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Mardi (17/01/06)

How much is this heart ?

Pas cher, pas cher, pas assez cher. Donné en fait. Il me semble l'avoir gagné à ne rien faire ce petit coeur. Même s'il ne m'appartient pas. Il est à moi. Il a fallu deux larmes et quelques phrases plus ou moins douces, plus ou moins plaisantes pour qu'il tombe avec moi.

J'ai rêvé cette nuit, j'étais dans une maison aux murs jaunes comme dans ma cuisine, pas jaunes soleil ni jaune sale, un jaune entre deux. Je crois que je me trouvais devant le miroir dans la chambre de demoiselle. Oui, c'était sa chambre mais les murs de ma cuisine. Il me manquait les deux bras. Je les avait coupés pour raisons esthétique et pratique, et je me regardai dans la glace, on voyait les nerfs plus reliés à rien, et un immense trou dans mon flanc. Il n'y avait rien dans mon torse, c'était creux, une impression assez bizarre. Je me dis que je rêve, mais un doute me prend qui devient une incertitude peu après... J'ai vraiment perdu mes bras, ce n'est pas que mon imagination c'est le reflet de la réalité. Un sentiment d'impuissance me saisit, je voudrais retourner en arrière, je me demande comment je vais faire sans bras, je me dis que ce n'est vraiment pas beau...

Je me réveille, je sens mes bras et ma poitrine se soulever. Je soupire de soulagement. Il est deux heures et demi du matin.

"Il fait froid, un homme marche dans la rue, deux femmes parlent à voix basses, un chien va au hasard, longeant murs, effleurant les lampadaires. Une enfant sort de chez elle, crie au revoir à sa mère, elle porte une jupe verte à volants, un petit chemisier blanc et un grand manteau beige qui lui arrive presque aux genoux. Ses cheveux glissent sur ses épaules en une masse un peu sauvage. Elle sourit et traverse la rue. Une voiture passe.

La petite fille est à l’hôpital, les médecins s’affairent autour d’elle, glissent des tubes dans sa gorge, amarrent son corps à d’immenses machines bien plus grandes qu’elle. Les larmes coulent sur son visage, elle appelle sa mère. Celle-ci est juste là, mais l’enfant ne la voit pas, la mère pleure elle aussi, elle aimerait tant tenir la main de sa fille, mais les chirurgiens l’écartent, ils essayent de sauver une vie, ils n’ont pas envie d’être gênés.

Le brouillard se lève, dans un immense jardin des hommes habillés en noir marchent en silence, ils portent sur leurs épaules une petit boîte en bois. Derrière eux, un cortège de silhouettes sombres les suivent, à leur tête, un vieillard en robe qui psalmodie quelques paroles inaudibles. Ils s’arrêtent enfin. Les hommes font descendre la boîte dans un trou creusé la veille. Le vieillard commence à parler, cela dure longtemps, quand il finit enfin, ceux qui avaient fait le caveau le rebouche à l’aide de grandes pelles grises. Une femme s’avance, elle tombe à genoux et pleure. Son maquillage coule, accentue les cernes sous ses yeux, ses mains tremblent, s’enfoncent dans la terre où repose le cercueil, la remue sans oser trop la déplacer. Le public commence à s’en aller, un jeune homme, très beau, l’air candide s’approche de la mère. Il pose une main sur son épaule. Elle ne bouge pas, reste postrée, telle une statue, fixant le sol, son regard remontant parfois jusqu’à la pierre où sont gravés quelques mots sans réelle signification. Il s’en va, une heure passe, puis le soir tombe. La femme se redresse enfin, d’un geste lent, elle essuie les larmes qui mouillent encore ses joues, tachant son visage de terre. Elle aussi fait volte face, elle aussi part finalement. Il fait froid."

Ecrit par parasitemort, à 19:51 dans la rubrique "Nouvelles" - Mise à jour : Mercredi 23 Mai 2007, 22:27.

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Dimanche (18/12/05)

Famélique

FAMÉLIQUE : adjectif XVe siècle. Emprunté du latin famelicus, « affamé », dérivé de fames, « faim ».
Qui manque au plus haut point de la nourriture nécessaire. Un homme famélique. Un chien famélique. Par méton. Un visage, une mine famélique. Une maigreur famélique. Par ext. Misérable. Un poète famélique.

Pour un jeune homme qui disait que ça ne voulait rien dire. Je fais coup sur coup deux articles en sachant que celui ci aura donc moins de chances d'être lu. Choses que je fais sciemment, juste pour me faire du bien.

La scene se passe dans une chambre, plus précisément un lit. Deux personnes parlent.

Elle : C'est toi qui a commencé.

Lui : Je sais... Mais... Enfin... Lundi a été une très mauvaise journée, le pire anniversiare que j'ai passé.

Elle : A cause de mon mail ? Alors c'est ma faute.. Non ! C'est ta faute fallait pas commencer.

Lui : Je sais, mais j'ai pleuré en lisant ton mail.  

Elle : Quoi ?

Lui : Rien.

Elle : Le problème, c'est que avec ce que tu m'as dit autrefois, j'ai toujours l'impression que c'est vrai, je veux dire, j'ai pas l'impression que notre relation a changé. Comme si c'était toujours du vent, de la distraction.

Lui : Dis pas ça, pourquoi tu dis ça ?

Elle : Parce que. C'est ce que je pense. Je devrai pas dire ce que je pense.

Lui : Si, c'est bien, mais bon ça me fait mal. Je sais pas si tu vois mais comme si tu avais un rouleau compresseur sur le ventre qui remonte jusqu'à tes poumons et ton coeur. C'est physique comme douleur. Ca fait mal.

Elle : ... C'est toi qui a commencé à être méchant, à me faire mal.

Lui : Je sais...

Elle : ....

Lui : Tu sais, ... L'amour je sais pas ce que c'est. Enfin, mais si l'amour c'est tenir terriblement à une personne, horriblement fort, souffrir énormément parfois ou être trop bien à cause de ça... Ben, je crois c'est ça...

Elle : ... Je suis contente que tu me dises ça.

Lui : ... Si c'est ça l'amour, et bien moi je t'aime.

Elle : ....

Il fond en larmes, elles ne sait pas quoi dire, pas autant touchée qu'elle le devrait, elle tente de le rassurer, le console. Elle ne comprend pas pourquoi il pleure peut être est ce qu'elle l'a enfin touché, ses nerfs ont lâché, à croire qu'il est fragile. Peut être est-il plus sensible qu'elle ne le pensait, elle ne croyait pas qu'un simple e-mail ferait cet effet; Elle est heureuse car elle existe. Elle est satisfaite car elle n'a pas tout perdu.

Ecrit par parasitemort, à 13:59 dans la rubrique "Nouvelles" - Mise à jour : Mardi 23 Mai 2006, 20:49.

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Mardi (01/11/05)

Elle saute et s'envole en mille poussières.

Sur le bord de la Seine, il y a un homme qui attend. Ses yeux cherchent et supplient, s'égarent au fond de l'eau, partent en quête de réponses sur les étoiles. Mais personne ne vient, pas même un souffle de vent pour caresser sa peau, ni la lune éclairant son chemin. A quelques rues, un jolie jeune femme rit avec un autre, son parfum mystérieux flotte autour d'elle, provoquant et séduisant le coeur de ses compagnons. Elle aurait due être avec lui qui se languit. Ailleurs encore une vieille dame revit devant son miroir de vieux souvenirs d'antan, elle songe à ces danses et ces baisers d'autrefois, sourit à ces paroles et oublie le reste. L'homme attend toujours, il désespère petit à petit, il sait qu'elle ne viendra pas, qu'elle s'amuse sûrement quelque part, sans lui. Il jette le bouquet de roses qu'il a acheté il y a plusieurs heures en pensant à elle et soupire. Un chien hurle à la mort dans le seizième arrondissement, sa maîtresse baigne dans son sang, un voyou s'enfuit en courant un sac serré contre lui. La femme qui meurt gémit encore de douleur, elle voudrait appeler à l'aide mais sa voix ne sort plus, elle ferme les yeux et se laisse partir. Un jeune couple se querelle, elle, elle désirerait avoir une bague, un symbole d'amour, lui, il ne veut rien entendre, il a peur de s'engager. Ils se disputent encore jusqu'à ce que lui, motivé par le désir de la voir se calmer, dépose un baiser sur ses lèvres. L'homme attend toujours, il entend la promesse de celle qu'il aime, qui le rassure en riant. Mais elle n'est pas là et puis les fleurs sont perdues, il n'a plus rien à dire, il veut rentrer chez lui. Une voiture passe à tout vitesse dans l'avenue des Champs Elysées, c'est une grande jaguar rouge aux airs arrogants. Un passant traverse la rue, la voiture le renverse, l'ambulance arrive. Il meurt dans sa chambre d'hopitâl trois heures plus tard. Un chat est coincé sur le haut d'un arbre, il miaule et hésite, tremble de peur. Un quidam bienveillant grimpe pour le sauver, il s'erafle la cheville à cause de l'écorce puis attrape le petit félin dans ses bras. Pour le remercier celui ci le gratifie d'un coup de griffe et s'enfuit. Le quidam éclate de rire en léchant sa main blessée. L'homme attend toujours, il passe ses doigts dans ses cheveux pour ne pas s'assoupir sur la rampe du pont, un rire retentit à quelques dizaines de mètres, c'est sa belle, aux bras d'un prétentieux qui lui caresse le cou avec douceur. La réalité frappe l'homme de plein fouet, les larmes coulent de ses yeux déçus et fatigués. Il regarde l'eau où il a jeté les fleurs, il sourit car il a compris la fin de son histoire, souriant encore il monte sur le rebord il tend les bras en étoile et saute....

Il saute et s'envole en mille poussières.


Mercredi 2 novembre

Faits divers

Le corps d'un homme a été retrouvé ce matin sur les quais de la seine par un passant. Les premiers résultats de l'autopsie annoncent qu'il est mort noyé aux alentours de minuit. Une enquète a été lancée pour élucider les circonstances du décès.

M.C.L

Ecrit par parasitemort, à 10:49 dans la rubrique "Nouvelles" - Mise à jour : Mercredi 2 Novembre 2005, 11:43.

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Dimanche (04/09/05)

La légende de Pacaya

inspirée de la vraie légende...

Il était une fois, lorsque la terre était encore jeune et aimante, vivait une jeune femme nommé Pacaya.

Cette jeune femme était d'une beauté éblouissante, souvent, on la comparait aux astres qui éclairaient la nuit, faisant ombrage à dame Lune. Cette jolie demoiselle était tombée amoureuse du soleil, chaque jour, elle demeurait près de lui, au sommet de la montagne où elle gardait son troupeau.

De nombreux prétendants s'approchèrent de la ravissante bergère, lui offrant leur affection, leur tendresse, mais, les yeux rivés sur son éternel fiancé, Pacaya les ignoraient. Ce rêve, qu'elle caressait du regard durant ses innombrables journées, lui paraissait si beau, si proche, qu'elle ne pouvait pas l'oublier. La nuit, elle le voyait toujours devant elle, image splendide et immortelle, ce beau guerrier qui semblait n'attendre qu'elle, l'invitant à venir plus près encore, quitte à se blesser, tel un papillon imprudent.

Le temps passa. Mais un jour, après avoir fixé trop longtemps le ciel, Les yeux de Pacaya, brulés par le soleil perdirent la vue. La belle aveugle ne pouvait plus admirer l'objet de son coeur, et résignée retourna parmi les hommes pour rechercher près d'eux ce que son fiancé ne lui offrit jamais. Hélas, des années s'étaient écoulées depuis son départ, ils l'avaient oubliée et s'étaient consolés dans les bras d'autres femmes, transformant sa douce image en un souvenir lointain et irréel.

Seule, Pacaya s'éloigna du monde des humains, le coeur empli de tristesse et d'amertume, privée du pouvoir de pleurer, aveuglée par sa folie et son arrogance. Après avoir errer durant des semaines, au hasard, trébuchant, tombant à mille reprises, elle s'arrêta. La belle était sur la falaise où elle admirait autrefois son tendre amant, devant elle, le vide la guettait. Hésitant, elle attendit un instant, puis un souffle de vent la poussa doucement et elle se laissa plonger dans les abysses ténébreuses du gouffre à ses pieds.

Personne pour la voir sombrer, hormis dame Lune, le coeur rongé par la jalousie, chantant la mort de sa rivale, un sourire aux lèvres.

Ecrit par parasitemort, à 14:15 dans la rubrique "Nouvelles".

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Vendredi (15/07/05)

Les vapeurs de l'alcool

Je suis totalement dans le brouillard à l'heure où j'écris ce message. Je ne sais pas s'il est destiné à être lu où s'il vaut mieux que tout le monde détourne la tête à son arrivée. La seule chose dont je suis sûre c'est l'heure qu'il est car une pendule se trouve à quelques centimètres de ma personne. Mes mains trébuchent sur le clavier, s'emmèlent, confondent les lettres, se perdent dans la masse des signes. Je profite de cet égarement passager pour penser à toutes ces questions sans réponse qui me torturent depuis des mois, il n y a pas de réponses, mais dans le flou, il me semble en apercevoir, vagues chimères informes et sans nom. Je les poursuis un instant et me perd de nouveau au plus profond de mon esprit, c'est un labyrinthe immense qui ne possède aucune issue, il n y a pas même un plan pour diriger les réflexions qui s'égarent en cours de chemin. Des fragments de souvenirs me reviennent, s'enchaînant les uns derrières les autres, inlassablement, se mèlent à ces images des cris, des pleurs, de vieilles paroles de chansons que je croyais avoir oubliées, j'ai l'impression que mon crâne va exploser, je me redresse sur mon siège, mais un vertige me prend et m'oblige à me rassoir, à ne pas bouger pendant de longues minutes, alors que tout continue de défiler, que les pensées se bousculent toujours avec la même violence pour naître en plein jour. J'erre encore un instant, et fatiguée, lassée, j'abandonne, je sombre dans le néant, avec pour seul point d'attache, ce goût ennivrant qui demeure sur mes lèvres, qui m'appaise et m'endort.

Ecrit par parasitemort, à 17:26 dans la rubrique "Nouvelles" - Mise à jour : Mercredi 24 Août 2005, 12:22.

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La rumeur

J'ai entendu la rumeur. A ses débuts, ce n'était qu'un murmure, un souffle de vent infime, presque mourrant. Et le bruit a grandi, s'est propagé au sein de la populace, a envahi la ville, puis le pays,passant au dessus des montagnes, traversat les océans, jusqu' à ce que le monde entier soit touché.
La rumeur avance, implacable, tel un cancer invincible, tu la regardes s'approcher, t'atteindre de plein fouet et partir au delà. Il est trop tard pour regretter, trop tard pour reculer, tout est arrivé trop vite, trop fort, tu ne contrôles plus rien, tu t'en mords les doigts, mais il est trop tard.

La rumeur hurle, clame aux quatre vents, envoie à la face de tous son poison mortel, demain elle ne sera plus, alors aujourd'hui elle fait tout le mal possible, elle attaque les tympans, pénètre le cerveau et s'enfonce au coeur de l'âme. Elle détruit la vérité et la remplace par le mensonge, celui qui tue les innocents et envoie au bucher les sorcières

Ecoute la rumeur, sens la vivre, sois fier de toi, elle est ton oeuvre, tu es son créateur, tu te prends pour dieu, tu le cries, tu existes enfin...

Mais ils ne t'entendent pas, ils détournent la tête sur ton passage, ils regardent la rumeur passer, ta rumeur, elle est déformée, elle t'a échappé, ce n'est plus la tienne, tu disparais, effacé, pris à ton propre piège, ta voix n'est qu'un murmure, pas même un souffle. Elle a volé ta place, demain elle mourra, et toi tu n'existes déjà plus.

Ecrit par parasitemort, à 17:23 dans la rubrique "Nouvelles".

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Hell..o

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